Glossaire

 

 

Initialement, la basse-cour ou bayle, belle, baile, du latin bacula (palissade), était la zone enceinte par une fortification castrale ou de cette enceinte elle-même. Les premiers châteaux forts médiévaux étaient constitués sur le modèle « motte et basse cour » ou motte castrale.

Au XIIIe siècle, avec l’apparition de châteaux à double enceinte, la basse-cour désigne la partie entre la première enceinte et la seconde. Elle servait de refuge pour les populations et leur cheptel que le château devait protéger ; en contrepartie, ils devaient la corvée seigneuriale. Lorsque l’espace entre les deux enceintes est compris entre 7 et 10 mètres on parle alors de lice. L’espace compris entre le donjon et l’enceinte intérieure ou seconde enceinte est appelé la haute-cour. plus de détail sur Wikipédia

 

Une bretèche, orthographiée aussi bretêche et appelée en ancien français bretesse ou bretèche (du bas latin brittisca « [fortification] britannique », puis « parapet » au Xe siècle), est un petit avant-corps rectangulaire ou à pans coupés, plaqué en encorbellement sur un mur fortifié au Moyen Âge (mur de château fort, forteresse, ville, ferme, manoir ou église fortifiés), défendant par un flanquement vertical la base de la muraille (bretèche de façade ou bretèche de chemin de ronde), une ouverture dans ce mur (porte, poterne) ou un angle (bretèche d’angle). plus de détail sur Wikipédia

 

Une chapelle est un édifice religieux et lieu de culte chrétien qui peut, selon le cas, constituer un édifice distinct ou être intégré dans un autre bâtiment.

On désigne comme chapelle soit un édifice religieux secondaire dans une paroisse, soit un lieu de culte au sein d’un bâtiment ou ensemble de bâtiments ayant une fonction précise (château, hôpital, école, cimetière, etc.) plus de détail sur Wikipédia

 

Un chemin de ronde est une voie aménagée en position sommitale, en saillie d’une muraille, d’une courtine ou de tours d’une fortification. Destiné à la circulation des sentinelles, il est généralement protégé par un parapet crénelé et équipé de hourds ou de mâchicoulis. Il peut être en saillie interne (chemin de rond interne) ou externe (chemin de ronde externe), à jour ouvert ou couvert par un toit, une ou deux galeries. plus de détail sur Wikipédia

 

Dans le domaine des fortifications, une chemise est un mur de protection, une muraille, entourant une tour, un donjon ou un autre élément fortifié.

La chemise (fortifiée) par analogie la chemise (vêtement), habille immédiatement le donjon ou l’élément fortifié. plus de détail sur Wikipédia

 

Le corbeau est un élément saillant d’un mur. Une assise entière en saillie est appelée « assise de corbeau ».

En structure intérieure, il permet de soutenir une poutre, une voûte, un arc ou une statue.

En structure extérieure, il est utilisé pour supporter un toit, une corniche un élément en encorbellement (l’un et l’autre sont issus de l’ancien français corbel qui désigne le volatile, le corbeau qui se perche en haut de mur), ou autre avant-corps. plus de détail sur Wikipédia

 

Dans l’architecture militaire romaine et du Moyen Âge, une courtine est la muraille reliant deux tours. plus de détail sur Wikipédia

 

Un créneau est, au Moyen Âge, une ouverture pratiquée au sommet d’un rempart.

Les intervalles pleins laissés entre les créneaux sont les « merlons » ou carnel. Cependant, le nom de créneau désignait indistinctement les vides laissés entre les merlons ou les merlons eux-mêmes.

Les crénelages étaient dimensionnés par rapport à la taille des hommes : les merlons ont une hauteur voisine de deux mètres pour être plus grands que les défenseurs. Les appuis des créneaux sont à un mètre du sol du chemin de ronde, et leur largeur varie d’un mètre à 70 centimètres. Les largeurs des merlons sont très variables. plus de détail sur Wikipédia

 

Le Donjon désigne la partie du château réservée au maître (en latin Dominus) du château. En dehors de son rôle spécifiquement militaire lors d’un siège, on y installe en général les appartements du seigneur et de sa famille, des réserves stratégiques de nourriture et d’armes ; le donjon sert également pour des prisonniers qu’on cherche à isoler particulièrement. En langue anglaise, le mot dungeon, qui avait au Moyen Âge le même sens de « tour principale », a vu sa signification évoluer jusque désigner uniquement les cachots et les caves d’un château. plus de détail sur Wikipédia

 

Un Fossé rempli d’eau qui entoure un château.

 

La herse est une grille de fermeture d’une porte, glissant dans des rainures verticales, manœuvrée au moyen d’un treuil ou d’un contrepoids. Ce dispositif était souvent utilisé au Moyen Âge, à l’entrée d’un château fort. Le bas de la herse est souvent garni de pointes pour décourager quiconque de tenter de passer en dessous lors de sa descente.

D’abord en bois, la grille devient métallique lorsque la technique du fer forgé fût maîtrisée. plus de détail sur Wikipédia

 

Un hourd est au Moyen Âge un échafaudage solide, fait de planches, en encorbellement au sommet d’une tour ou d’une muraille. Ce dispositif de défense active se caractérise par une très faible ouverture horizontale et une assez faible saillie, avant de devenir une maçonnerie grossière à partir du XVIe siècle, nommée communément « hourdage » et dont dérive le terme « hourdis ». plus de détail sur Wikipédia

 

Un mâchicoulis ou contrepoids est une galerie formant un encorbellement, soit en position mitoyenne ou en couronnement d’une enceinte militaire (tour, courtine, rempart, etc.) et dont le plancher ajouré permettait, si besoin, de flanquer divers projectiles au pied de mur, zone souvent vulnérable.

Ce système de défense active en maçonnerie, surtout sous la forme de « mâchicoulis sur consoles » se répand à la fin du Moyen Âge (deuxième moitié du XIVe siècle) en remplacement de celui des hourds en bois. plus de détail sur Wikipédia

 

Merlon est un terme d’architecture, en particulier de l’architecture médiévale, qui désigne les parties pleines d’un parapet situées entre deux créneaux. Lors de la lutte entre les Guelfes et les Gibelins, dans l’Italie médiévale, les villes ralliées au parti gibelin avaient des merlons en forme de queue d’hirondelle pour manifester leur ralliement à cette faction. plus de détail sur Wikipédia

 

Une meurtrière (de l’adjectif meurtrier, littéralement « ouverture par laquelle on peut tuer ») est un terme générique qui désigne une ouverture pratiquée dans une muraille pour permettre l’observation et l’envoi de projectiles, cette embrasure typique de l’architecture militaire médiévale contribuant au développement de la défense active. Ce terme est progressivement abandonné en raison de son imprécision, au profit de ceux plus précis d’archère, arbalétrière, archère-canonnière. plus de détail sur Wikipédia

 

Le parapet s’agit d’une construction en pierre, souvent crénelée et sommant une enceinte militaire (courtine, muraille, tour et rempart). Il peut également s’agir d’une simple masse de terre élevée, en défense d’un ouvrage fortifié, telle une tranchée. plus de détail sur Wikipédia

 

Le pinacle est la partie la plus élevée d’un édifice .

En architecture gothique le pinacle est un ouvrage en plomb ou en pierre, de forme pyramidale ou conique (forme de clocheton plus ou moins ouvragé), souvent ajouré et orné de fleurons, servant de couronnement à un contrefort, un pilier, un pignon, un fronton, un gable. Décoratif, il contribue aussi à la stabilité structurelle générale. Il ajoute ainsi son poids à celui du contrefort qui retient la poussée de l’arc-boutant et permet d’éviter le glissement des pierres à cet endroit précis. Enfin, c’est également un élément d’amortissement. plus de détail sur Wikipédia

 

Un pont-levis est un moyen de défense de l’entrée d’une fortification. Le pont-levis est un pont mobile basculant. Le mouvement de relevage ou de baisse du pont est permis par deux chaînes de liaison entre le pont et deux bras mobiles. De l’intérieur du lieu fortifié, le mouvement des bras est mis en marche par un système de chaînes, de cordes et de poulies. Quelque fois en arrière du pont-levis, il existait une herse coulissant verticalement dans deux rainures, la herse était descendue pour barrer rapidement le passage le temps qu’ il remonte le pont levis. Les touts premiers ponts levis n’étaient d’abord que sur les fortifications en bois, plus précisément sur les mottes normandes puis sur des fortification en pierre car le bois était une matière inflammables. plus de détail sur Wikipédia

 

Une poterne est une petite porte qui était intégrée aux murailles d’une fortification, de façon discrète et qui permettait aux habitants du château de sortir ou rentrer à l’insu de l’assiégeant.

Placée dans le bas des courtines, au niveau des fossés, elle était généralement sous la protection des meurtrières d’une tour proche ou d’une bretèche. plus de détail sur Wikipédia